13 janvier,
dans mon avion, j’ai du mal à croire que je retourne sur Hampson St.
C’est fou comme on oublie vite. En quelques semaines à Paris, j’avais l’impression d’avoir passé de longues vacances à New Orleans, il y a longtemps. Je finissais par me demander si j’avais
vraiment vécu là-bas.
Mais en me posant sur le tarmac ça y est, tout se renverse, je n’ai jamais quitté ces routes défoncées, ces bananiers et ces gens. Pire, les américains m’avaient manqué. A Paris j’avais souvent
l’impression que les gens faisaient la gueule… c’est mon côté ricain vous voyez. L’Américain exprime sa joie de vivre, et l’américaine n’en parlons pas. C’est donc avec un certain plaisir que
j’ai retrouvé les « sweetiiiiiiiiiie » stridents et les virils « wassup maaaaaan ».
Oublié mon procès, Sweet Louisiana, here I am.
Mais c’était quand même tellement bien de revoir ça :
Et ça
Et ça
Et puis vous aussi ;)
Bref, vous l’aurez compris, toutes ces allées-venues me rendent complètement schizo.
Janvier fut froid à la Nouvelle Orléans. Ma pauvre cousine en visite à qui j’avais promis bronzette et iced tea a bien failli congeler sur place. On sent que les gens d’ici n’ont pas bien
l’habitude d’ailleurs, pas un chat dehors, la ville hibernait.
Mais le printemps est revenu et hum... dolce vita
(la ville compte des centaines de sortes différentes de Magnolia... voici celui de mon jardin)
(bon, c'est une photo du réveil, mais notez le magnifique t-shirt "forever NO")
J'ai bien pris le pli, je "laisse les bons temps rouler"...